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Cet article a été écrit le 09 Mar 2015, et publié dans la catégorie RELIGION.


Les petits commerces au Magal

magalLes petits commerces ont fait leurs affaires

Grande affluence religieuse des musulmans du Sénégal, la période du Magal est aussi un moment d’économie. Les commerçants du Sénégal et de la sous région ouest Africaine ont saisi ce moment de fort trafic, pour écouler une bonne partie de leurs matériaux et autres articles. Pour cette année, les choses ont plutôt tourné dans le bon sens.

Des chiffres d’affaires revus à la hausse, des produits en rupture ou encore des clients en queue car déterminés par une rage d’obtenir tels ou tels autres articles. C’est là, le décor dans toutes les grandes rues de Touba notamment le Marché Ocas et les stands montés le long de la route principale menant vers la grande mosquée. Ils étaient nombreux les commerçants venus profiter de la grande agglomération que connait la ville sainte en ces moments d’échanges. S’il ya des fidèles qui avaient rallié Touba pour faire des ziares prier ou recueillir la bénédiction des marabouts, d’autres y étaient pour gonfler leur compte financier par l’écoulement de leurs produits. Laweul Cissé est un commerçant arrivé de Guinée pour tenter l’expérience. Pour un premier test, le vendeur de chapelet, dresse un bilan satisfaisant du commerce en temps de Magal. « Nous rendons grâce à Dieu, car en moins d’une semaine, nous avons pu terminer l’essentiel de notre stock » confie t-il avant de regretter n’avoir pas amené plus d’article. Doudou Ndiaye, lui a réussi l’exploit en parvenant à terminer cinq de ses sept sacs de dattes qu’il avait transporté vers Touba. Pourvu qu’il ait finit ses affaires, Ibrahima Thiam est venu prêter mains fortes à son ami, Ngagne pour l’aider à faire comme lui qui avait déjà fini de vider ses réserves. A la recherche, de ses derniers clients, en ce jour de Magal, Driss n’a pas regretté les milliers de kilomètres parcourus pour accéder à la ville de Cheikh Ahmadou Bamba. « J’ai gagné quelques choses qui me permettent de retourner au pays ». Les étrangers n’ont pas été les seuls à réussir les locaux rompus à la tache ont simplement eux, doublé leur gain pour l’essentiel. Voilà pourquoi, Certains d’entre eux pensent déjà à la prochaine édition du grand Magal. « Travailler pour Serigne Touba rien que pour lui » c’est l’avis de Khadim Bousso, concentré sur son poste radio écoutant les « khassaides » de Serigne Touba, le jeune mouride a tenu à signaler qu’il ne pouvait pas se passer autrement. « Quand on vend une propriété de Mame Bamba, on ne peut que s’en sortir car, c’est Serigne Touba lui-même, qui assure la vente », nous apprend t-il. Les fruits ont aussi marqué leur présence à la 118ème édition du grand Magal de Touba. Les ananas, les oranges les pommes, les noix de cocos étaient plus prisés.

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